BMW HP2 Sport: Super Boxer

BMW HP2 Sport: Super Boxer

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BMW a commencé en compétition en 1924 avec la R 32 et son moteur boxer. Aujourd’hui, plus de 80 ans plus tard, BMW retourne sur les circuits avec le même concept et met au point la moto de série avec le propulseur boxer le plus sportif de l’histoire.

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Après avoir sorti la première HP2 d’enduro et la Megamoto de supermotard, BMW sort maintenant la HP2 Sport, une version de course et circuit dérivée de la R 1200 S. Cette nouvelle sportive a atteint des résultats extraordinaires qui offrent un comportement sportif d’excellent niveau. Le moteur boxer est plus léger et optimisé, avec des culasses possédant deux arbres à came (DOHC), 4 soupapes de plus grand diamètre, de nouvelles chambres de combustion et il délivre 133 ch à 9500 tr/min. Pour la première fois sur une moto de série le changement de vitesse est semi-automatique. Le tableau de bord de carbone type MotoGP est digital avec les modes « road » et « race ».

Pour développer cette moto, BMW s’est basé sur trois principes : alléger l’ensemble, gagner en puissance sans perdre en fiabilité et réussir à créer une configuration sportive à rendement élevé. Tout a été amélioré, la seule chose qui reste intacte par rapport à la R 1200 S est le système de suspension Telelever et Evo Paralever et l’arbre cardan, qui sont déjà bien développés. Un des changements les plus surprenants est la nouvelle configuration des culasses. Les premières de toute l’histoire des BMW boxer à posséder un double arbre à came (DOHC). Les ingénieurs de BMW se sont creusés la tête pour obtenir un haut régime de rotation, une fiabilité maximum et une grande compacité des nouvelles culasses. Celles-ci gagnent maintenant 10 mm de chaque côté par rapport à celles de la R 1200 S ; 10 mm qui offrent un plus grand angle d’inclinaison en circuit et donc plus de diversion. Les deux arbres à came de chaque culasse sont actionnés par chaîne silencieuse. Chaque came actionne une soupape d’admission et une soupape d’échappement. Les quatre soupapes sont disposées de forme radiale, comme sur les moteurs F1 et les MV Agusta F4 et Brutale ou certains monocylindres Honda RFVC, ce qui a permis de faire une chambre de combustion plus compacte pour optimiser la combustion et se passer de la seconde bougie. Le diamètre des soupapes d’admission s’élève maintenant à 39 mm, et celui des soupapes d’échappement à 33 mm. Les conduits correspondant ont donc été agrandis (52 mm) et optimisés pour un meilleur rendement. Tout le système d’injection électronique, les injecteurs… ont été programmés et recalibrés pour les nouvelles performances du boxer HP2 Sport. Le nouveau look extérieur des culasses est spectaculaire. Les couvre-culasses sont en carbone, recouverts de protections en plastique remplaçables. Dans le propulseur, les pistons forgés, plus légers et résistants ont un taux de compression de 12,5 :1. Les bielles, allongées et plus résistantes, ont été adaptées pour supporter de plus grandes exigences face à la puissance maximum. Pour que le moteur travail sans problème de chauffage, deux radiateurs à huile permettent de dissiper la chaleur. L’échappement 2 en 1 en acier inoxydable passe sous le moteur. Cette nouvelle configuration permet une plus grande inclinaison en ordre de marche. La moto possède un catalyseur à régulation lambda et la selle se termine par un silencieux, sous la coque monoplace. Le son de la moto est ainsi alléchant et caractéristique des boxer.

La boîte de vitesse a été modifiée pour obtenir une première et une seconde plus longues. Pour la première fois sur une moto de série, le système d’actionnement du changement de vitesse est semi automatique. Ce système permet de passer les rapports sans actionner le levier de vitesse et sans lâcher le gaz. C’est-à-dire : gaz à fond pendant toute les accélérations ! Cela fonctionne avec un interrupteur situé juste derrière le levier de vitesse. En l’actionnant, le système d’allumage se coupe et l’injection se diminue. Si on réduit les rapports cela fonctionne aussi sans activer l’embrayage. Par contre, si on ne souhaite pas utiliser ce système, il suffi juste de se servir de l’embrayage pour chaque changement de vitesse. Les systèmes Telelever et Paralever restent intactes, avec la qualité et le prestige des amortisseurs Öhlins réglables, ce qui réjouira les fans les plus sportifs. La hauteur arrière et avant est désormais ajustable et la géométrie peut aussi être modifiée. La moto dispose pour cela d’outils spécialement conçus à cet effet. Le té de fourche et les guidons-bracelets réglables sont en aluminium fraisé. Les reposes pieds et leurs support est aussi en aluminium fraisé et sont réglables selon les goûts du conducteur, tout comme les manettes du guidon. La qualité des freins est digne d’une telle moto. Elle monte des étriers monobloc Brembo radiaux de quatre pistons avec deux disques de 320 mm. A l’arrière, un seul étrier flottant et un seul disque. La moto possède le système ABS sportif BMW qu’il est possible de connecter et déconnecter. Le tact de freinage est vraiment bon et les freins très efficaces. Concernant les roues, des jantes forgées et des pneumatiques Metzeler Racetec, de 120/70/17 et 190/55/17, de haut rendement sportif. L’ergonomie est excellente et permet une bonne protection aérodynamique pour le confort du conducteur sans que cela gène en conduite sportive. Le carénage et la boucle arrière sont totalement en fibre de carbone et autoportants et sur la partie frontale, on trouve un double phare halogène, fait maison. Après quatre tours sur le circuit d’Ascari, aux commandes de la HP2 Sport, je dois avouer que je ne m’attendais pas à ce que cette moto soit aussi efficace et amusante. Et en plus elle est belle, avec son design unique et attractif ! Ceux qui auront la chance de l’acquérir en seront satisfaits, aussi bien sur route que sur circuit. Pour ceux qui voudront rouler en mode sportif, la marque met à notre disposition un tas de composants extra impressionnants, pour préparer et faire évoluer cette moto exclusive. Exclusive ? Oui, vous la trouverez au compte-goutte chez les concessionnaires à cause du coût de sa fabrication, presque artisanale, pour la somme de 21 300 euros.

Albert Escoda Photos: BMW Press Traduit et adapté par Gaela Le Janne