Ducati Multistrada 1200: La moto idéale 2010

Ducati Multistrada 1200: La moto idéale 2010

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Ducati innove avec sa moto multi proposition, en la dotant d’un moteur plus puissant, la meilleure des parties cycles, et le dernier cri en matière d’électronique, associés à un design novateur. La nouvelle Multistrada 1200 est réellement la moto idéale. C’est une moto adaptée à toutes les utilisations…

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J’ai eu la chance d’assister à la présentation de la première Multistrada en Sardaigne, il y a presque 8 ans. J’ai adoré la proposition de Ducati : une moto idéale pour tout type de route, un engin rapide et sûr, avec un caractère moto de tourisme, même si elle est pénalisée par une selle de série un peu dure (qui a été modifiée ensuite), et une esthétique très particulière, fruit du travail du designer de Ducati de l’époque, le sud-africain Pierre Terblanche. La nouvelle MTS 1200 reprend cet esprit, mais avec une autre dimension, et un autre niveau de design, et personne ne peut dire que la Multistrada 2012 est une moto laide.

Rien n’a été conservé de cette première Multistrada 1000, sauf le concept. Tout est absolument neuf sur la dernière version, en commençant par le nouveau moteur, qui avant était le 1000 (et ensuite le 1100), avec des soupapes de 2V, refroidissement par air et 95 CV. Désormais nous sommes passés à un 1198 LC, avec des soupapes de 4V et pas moins de 150CV, soit 60% de plus que sur l’ancien modèle. On compte en plus un sélecteur de quatre modes de conduite (Sport, Touring, Urbain et Enduro), un système sophistiqué que nous vous détaillerons ensuite. De plus le moteur dispose d’un embrayage glissant (anti-rebond), d’un accélérateur ride by wire, d’une 6ème overdrive, etc… Le démarrage est sans clé, grâce à l’électronique. Le cadre est aussi nouveau, presque 20% plus rigide qu’avant, et comprend une partie avant multitubulaire en acier ancrée au moteur et à des pièces de fonte en aluminium qui soutiennent aussi bien le bras oscillant que le sous cadre. Si la version standard utilise des suspensions Marzocchi et Sachs à l’avant et à l’arrière, la S Sport et la S Touring utilisent des éléments de Öhlins avec la possibilité de les ajuster électroniquement grâce au système DES (Ducati Electronic Suspension). Ceci permet de choisir entre les modes conducteur, conducteur+charge, conducteur+passager, et conducteur+passager+charge, avec un ajustement instantané. Les freins sont les fameux Brembo de 320 mm, à étriers d’ancrage radiaux et ABS optionnel. Quant à l’équipement, on trouve une soupape ajustable mécaniquement (60 mm), et une petite boite à gants. Le tableau de bord est nouveau, entièrement digital, avec une sphère qui indique les modes de conduite, un ordinateur de bord de série, et un indicateur de vitesse. Le devant dispose de 4 phares, deux pour chaque faisceau lumineux, avec la technologie Multiconvex, et des diodes leds pour la position et le pilote arrière. Plus de technologie, c’est impossible ! Et en plus de tout cela, la MTS 1200 pèse seulement 189 kg.

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L’utilisation massive de l’électronique a réussi ce que la première Multistrada ne parvenait pas à faire totalement: la MTS 1200 s’adapte parfaitement à chaque condition en appuyant seulement sur un bouton, en changeant son caractère et en mutant comme un caméléon, selon nos besoins et le lieu. Nous sommes partis de l’hôtel avec le mode Sport, en notant mentalement les sensations perçues. Le moteur, par exemple, a beaucoup de puissance (pas moins de 20 CV de plus qu’une 999) et un répondant très rapide. Lorsqu’on accélère fortement en première et en seconde, la roue avant essaie de se lever, et l’impulsion continue jusqu’à la fin. Alors que nous roulons sur les magnifiques routes de Lanzarote, à l’asphalte impeccable, les suspensions ne paraissent pas dures et la stabilité est toujours impeccable. La facilité pour incliner la Multistrada l’est encore plus, grâce à sont faible poids et son large guidon. Il n’y a pas de balancements, même dans les virages rapides. Le train avant se maintient fermement et la roue avant s’appuie bien dans les virages, transmettant ainsi une confiance et une sensation de solidité. Quant aux freins… certains pensent en voyant l’impressionnant ensemble de la MTS qu’il faudra faire attention au moment de d’appuyer sur le levier, mais il n’en est rien: la puissance n’est pas excessive, et le tact n’est pas brusque. Ils font leur devoir, même s’ils ne sont pas exceptionnels. En arrivant sur une portion de route pleine d’ornières, nous engageons l’option Touring, et apprécions alors un clair changement de toute la moto. L’agréable répondant du moteur est réellement plus souple, et les suspensions ont perdu de la dureté pour s’adapter au terrain. Nous en profitons pour ajouter que nous avons aimé l’ergonomie, puisque tout est à sa place, le guidon est large, la selle est enfin confortable (elle n’est pas parfaite sur toute la durée du trajet, de plus de 220 km par des routes de tout type). La soupape, dans son réglage le plus élevé, dévie l’air du casque suffisamment pour pourvoir tourner très rapidement sans nous tordre le cou. Avec un peu plus de hauteur elle serait encore mieux, mais la moto perdrait en esthétique. Nous avons utilisé le mode Urban une seule fois, à l’intérieur d’un village. La moto n’effraie pas vraiment, avec un moteur qui n’a rien à voir avec celui du mode Sport. Avec le DTC à haut niveau, il n’y a pas de problèmes si nous accélérons sur un passage piéton mouillé ou dans une rue en travaux. La dernière partie de notre périple dans l’île nous emmène à la plage de Papagayo, sur une piste à ornières de 3 km, où nous avons utilisé le mode Enduro. Nous savions par avance que les miracles n’existent pas et que la Multistrada n’allait pas se transformer par tour de magie en moto de Marc Coma. Elle a cependant fonctionné bien mieux que ce qu’on aurait pu imaginer, même avec les nouveaux Pirelli Scorpion Trail, développés expressément pour la MTS, en collaboration avec Ducati. Nous avons dépassé les 100km/h sur la piste, en comptant sur une excellente traction et une absorption notable de la part des suspensions, limitées par le parcours de 170 mm, mais qui se sont comportées plus que bien. Il est clair que la nouvelle Multistrada approfondit, grâce à son électronique sophistiquée, le concept de moto à multiple utilisation, et celui de moto universelle, ce que recherche la marque de Borgo Panigale. La vérité est qu’elle nous a beaucoup plu, pour son côté sauvage et divertissant, puisqu’elle peut être une excellente voyageuse, et que vous pouvez également l’utiliser quotidiennement en ville ou pour faire des excursions sur des pistes simples. La moto parfaite? Peut être bien.

Jordi Aymamí Photos: Ducati Traduit et adapté par Pauline Balluais