Harley-Davidson FXDF Dyna Fat Bob, le côté canaille 2012

Harley-Davidson FXDF Dyna Fat Bob, le côté canaille 2012

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Les Dyna ont toujours été les Harley-Davidson les plus transgressives. De la transgression à l’originalité, il n’y a qu’un pas. Cette Fat Bob attire beaucoup l’attention. Soyons directs et sincères : qui n’aime pas cette moto ?

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Un ami d’une vingtaine d’années possédant une supermotard urbaine l’a testé sur plusieurs kilomètres, sur une route de montagne et sur l’autoroute. Il a commencé à sourire dès qu’il est monté à son bord, et il s’est promis d’acheter une moto dans ce genre lorsqu’il aurait une certaine stabilité économique. Je l’ai averti : « Attention, David, si tu la testes tu vas en tomber amoureux ». David a déjà changé le fond d’écran de son téléphone portable : on le voit désormais sur la Fat Bob. Sa photo de profil de Facebook a également changé. Une moto de ce genre ? Qu’est ce qu’une moto de ce genre ? Aujourd’hui, seul Harley-Davidson fait des motos comme celle qui a séduit David.

Une « grosse moto »

David a également apprécié le moteur de la Fat Bob. Ce n’est pas un bicylindre particulièrement excitant ; c’est un Twin Cam 96, l’un des grands moteurs les plus basiques de la marque. Sa configuration est simple, mais il offre de très bonnes performances. Ses deux V et ses 96 pouces cubes (c’est-à-dire 1584 cm3) affichent plus de 12,95 kgm de couple à seulement 3500 tr/min. Ce n’est pas rien. La marque ne mentionne pas la puissance, mais étant donné ces chiffres, ce n’est pas nécessaire. Avec autant de couple, cette cruiser n’a besoin de rien de plus.

Elle pousse presque depuis l’arrêt avec beaucoup de conviction. Sans exagérer, le conducteur peut être tiré vers l’arrière s’il ouvre les gaz d’un seul coup. La position de conduite avec les bras, les jambes et le dos qui forment un C évite de tomber en arrière dans les accélérations.

C’est un Twin Cam 96, sans B à la fin, c’est-à-dire sans axe de balance qui modère les vibrations. Ce sont les silentblocks qui sont chargés de cette mission. Ils interviennent entre le moteur et le cadre pour que le conducteur ne souffre pas des vibrations engendrées. Ils sont efficaces étant donné le type de moteur dont nous parlons, nous n’avons ressenti presque aucune vibration ni aucune inertie interne.

La Fat Bob est une grosse moto qui se laisse conduire. Elle se montre très facilement apprivoisable si l’on fait un bon usage de la commande de gaz, ce qui n’est pas très compliqué. Le diamètre de la poignée est plus long que la normal, et son tact est assez bon ; le rapport gaz-performances est très harmonieux.

Un côté divertissant

David a commencé à sourire dès qu’il est monté à son bord. Je lui ai demandé ce qu’il avait ressenti durant la conduite. Sa réponse a été : « Qu’est ce que tu en as pensé en me voyant? ».

Alors que nous conduisons sur route et qu’il me suivait, il a remarqué que les pots d’échappement passaient très près de l’asphalte dans les inclinaisons vers la droite. Je l’ai rassuré : « Ne t’inquiètes pas : les pédales toucheront le sol avant les échappements. » En réalité, les pédales ne touchent pas le sol si facilement. Avec une conduite sur route plus ou moins rapide et fluide, elles ne le touchent pas. Cela est assez inhabituel pour ce type de moto, la Fat Bob laisse donc beaucoup de marge au divertissement. Les suspensions sont molles, ce n’est pas une cruiser de course, car si l’on freine avec force au début du virage, par exemple, la fourche (au parcours long) s’affaisse considérablement.

De la même manière, si l’on ouvre les gaz brusquement dans un passage de virage, les amortisseurs arrière ne sont pas non plus capables de l’encaisser à 100%. De plus, la marque a déclaré un poids de plus de 300 kg.

Mais répétons-le: ce n’est pas une Harley-Davidson de course, mais une cruiser de promenade.

David l’a compris au moment où il s’est assis dessus, même s’il venait de tester une KTM 690. Peu importe, il souhaite acheter une Fat Bob. Il devrait commencer à économiser dès maintenant : 16 750 euros le séparent de son rêve.