Honda Crosstourer, confortable, efficace… et automatique

Honda Crosstourer, confortable, efficace… et automatique

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Nous aurions pu centrer l’essai de la Honda Crosstourer DCT sur son changement de vitesses automatique. Mais cette maxitrail est beaucoup plus qu’une technologie. Efficace et dynamique, sur route elle se comporte de manière impeccable. Elle est de plus très confortable.

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honda-crosstourer-confortable-efficace-et-automati_fi_23700-2 Cette Honda partage son moteur avec la VFR 1200 F : un moteur de 1237 cc, avec 16 soupapes et quatre cylindres en V à 76°, une caractéristique inédite dans cette catégorie (seule la Kawasaki Versys 1000 possède quatre cylindres, mais ils sont en ligne). Ce moteur présente des chiffres scandaleux, et un couple et une puissance exceptionnels : 129 chevaux à 7750 tr/min et un couple moteur de 12,8 à 6500 tr/min. Son fonctionnement se détache par sa finesse (comme s’il s’agissait d’une 125), et par son élasticité (grâce à sa cylindré). Elle pousse avec efficacité à tous les régimes.

Elle est équipée d’un contrôle de traction en série, déconnectable et pas trop intrusif, car il a été bien programmé et calibré. Le système de freinage combiné C-ABS est également équipé en série : lorsque l’on freine avec le train arrière, les deux pistons centraux des étriers avant entrent en action. Le tact est plus que correct, tout comme le mordant des étriers à 6 pistons opposés, qui travaillent sur d’énormes disques avant de 310 mm. Comme le contrôle de traction, l’ABS s’active en cas de besoin, et pas avant. Honda a également soigné la suspension. A l’avant, on trouve une fourche inversée avec de solides barres de 43 mm de diamètre, réglable en précharge et en extension. A l’arrière, elle est équipée d’un amortisseur avec système Pro-Link à biellettes réglables en précharge (grâce à bouton) et en extension. La fourche et l’amortisseur bénéficient de réglages de fabrication qui confirment son orientation asphaltique et son adaptation à tout type de conduite. Un peu plus bas, à gauche, on trouve un système de transmission par cardan.

Déplacer la Crosstourer DCT à l’arrêt n’est pas chose aisée : elle est haute et elle pèse 285 kg avec le réservoir plein. Le rayon de tour est très réduit et elle tourne bien. Les manœuvres à l’arrêt sont donc laborieuses, plus à cause du poids et du centre de gravité élevé qu’à cause de la maniabilité au sens stricte de la moto. Sa selle est haute, 870 mm, mais la moto est étroite de formes. A l’emplacement de son union avec le réservoir de carburant de 21,5 litres, la selle se rétrécie pour que l’arc des jambes soient à peine ouvert, et éviter ainsi que les jambes du conducteur ne soient trop arquées, pour qu’il puisse atteindre le sol plus facilement. A titre très personnel, je considère qu’une maxitrail comme la Crosstourer doit être haute, c’est ainsi que je les aime. L’ergonomie et le rembourrage de la selle des deux occupants sont parfaits pour parcourir des kilomètres confortablement, et elle permet suffisamment d’espace entre les deux occupants. Un écran un peu plus grand aurait cependant été apprécié. La Crosstourer bénéficie donc d’une selle haute, les bras du conducteurs sont étirés et ouverts, et les pédales sont à leur place. Idéale. Sur route, nous profitons de l’énergie de son moteur quatre en V et de ses freins. La fourche ne s’affaisse pas trop et l’amortisseur arrière est ferme. Elle est de plus équipée de pneumatiques mixtes en série, davantage destinés à une utilisation sur l’asphalte que tout terrain. Elle possède des jantes avant de 19 pouces, aux rayons croisés (avec des pneumatiques tubeless), ce qui lui apporte une touche off-road qui contraste positivement avec son design urbain-avant-gardiste. Un design et un style très 2.0. Le dynamisme de cette moto est parmi les meilleurs de la catégorie. Pour l’instant, elle reste incomparable, même si arrivera un jour ou son poids, un peu élevé, pourra la pénaliser par rapport à d’autres motos. Cependant, son guidon est un atout appréciable : on s’approprie la moto immédiatement et on peut la conduire où l’on souhaite sans trop d’effort. Changer d’un coté à l’autre dans les virages croisés n’est pas une tâche difficile, elle obéit sans broncher. Sa stabilité dans l’entrée des virages est exceptionnelle, il faut féliciter le grand travail réalisé sur les suspensions. On ne note aucun flottement étrange en conduite sportive, ni de répondant sec sur les sols en mauvais état.