Honda XL 1000 V Varadero: La conduite sur route s’améliore 2004

Honda XL 1000 V Varadero: La conduite sur route s’améliore 2004

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Honda a beaucoup travaillé sur la Varadero pour améliorer son comportement sur route et, surtout la conduite à deux. Grâce à des retouches sur la mécanique et l’équipement, elle dépasse clairement sa prédécesseure.

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La réapparition des grandes trails est notable. Les conducteurs convaincus de l’utilité de ces motos de grande taille, qui offrent de l’espace pour deux occupants, de grandes mallettes et des sacs sur le réservoir, sont de plus en plus nombreux… Les goûts, les besoins, et le marché lui même changent continuellement. Nous apprécions les qualités des trails à mono cylindre de moyenne cylindrée, et même si leur évolution a un peu stagné, elles remplissent toujours bien leur rôle. En revanche, les grandes moto africaines se sont éteintes, mis à part la mythique Africa Twin de Honda, qui a maintenu son hégémonie dans cette catégorie. Désormais les grandes trails ont une autre utilisation : la route.

Avec la présentation de la Varadero en 1999, Honda a satisfait les attentes des utilisateurs de l’Africa Twin, c’est-à-dire plus de moteur et un confort supérieur. On a ajouté le moteur dérivé de la VTR de route, avec les jantes en alliage qui permettront de monter des pneumatiques d’asphalte de plus grande qualité, et de se défaire définitivement des chambres -ils sont enfin Tubeless-. Le carénage qui offre une plus grande protection, et la selle plus confortable pour les deux occupants, font de la grande trail de Honda un modèle suivi par la concurrence. Depuis, les nouvelles Suzuki V-Strom, Aprilia Caponord, Yamaha TDM 900, etc ont vu le jour. Aujourd’hui, les grands amateurs de cette moto ont de la chance. La Varadero est une moto avec des qualités innées pour parcourir des kilomètres à deux très confortablement. Il est vrai que la hauteur de sa selle et son centre de gravité élevé n’en font pas la monture idéale pour les conducteurs d’un mètre soixante-dix, mais mis à part cet inconvénient, elle ne décevra personne.

La veille du départ, nous avons consulté le bulletin météorologique. Une énorme bourrasque menaçait toute la péninsule Ibérique, la côte portugaise étant la plus touchée puisque située près de l’Atlantique. Nous avons donc enfilé un bon équipement pour affronter ce temps orageux qui s’approchait. L’organisation nous a emmené jusqu’aux installations du circuit d’Estoril, où se trouve les unités de Varadero. Le ciel était menaçant, l’asphalte trempé et plein de flaques d’eau de la nuit précédente. Nous sommes sortis avec la combinaison de pluie et avec nos nouvelles bottes W2, en espérant ne pas prendre l’eau. Par chance et malgré la quantité de pluie que nous avons dû supporter, les bottes nous ont laissé les pieds secs (je cherche toujours l’étiquette de Gore-Tex…). Nous avons demander un modèle équipé du kit de voyage avec les mallettes, car en plus de son nouveau design, c’est aussi l’un des accessoires les plus demandés par les utilisateurs de Varadero. Les mallettes ont une plus jolie forme qu’avant, et compte toujours 115 litres de capacité (45 pour le top case et 35 pour chaque mallette). En revanche, ce n’est pas la même clé de contact qui permet de les enlever de leurs supports et de les ouvrir. La béquille centrale fait aussi partie des accessoires, et elle est désormais plus facile à actionner. Sur la version antérieure, le design de la Varadero avait été très critiqué. La nouvelle version est une merveille, même avec les mallettes chargées à ras bord.

Je n’avais pas fait cinq kilomètres sur la moto lorsqu’il s’est mis à pleuvoir des cordes. Il nous restait encore 340 kilomètres à parcourir dans ces conditions, sur la route marquée par Honda Europa. Dernièrement, nous n’avons pas eu de chance avec les présentations des Honda routières, puisque celle de la Pan European s’est également déroulée sous la pluie. La selle et la position de conduite de la moto sont très confortables, tout est à portée de pieds et de mains de façon naturelle. La place arrière est exceptionnelle avec son dossier matelassé formé par le top case, et le passager sera installé comme un roi. Le frontal, beaucoup mieux conçu et aux formes plus douces, apporte plus de style à la moto et la même protection aérodynamique. La bulle offre trois positions pour pouvoir la régler selon les préférences et la hauteur du conducteur. L’énorme réservoir est digne d’une bonne routière, il fournit une grande autonomie (elle dépasse largement les 400 km à un rythme moyen) et un grand confort, grâce à sa bonne ergonomie. La largeur de la Varadero est conditionnée par le réservoir de carburant. Sous la pluie, nous apprécions la clarté du tableau de bord, ce qui manquait à la Pan European. L’écran digital central dont bénéficie la Varadero permet une lecture claire de l’information grâce à une meilleure présentation. Aux compteurs kilométriques partiel et total, on a ajouté le contrôle de la consommation de carburant. La réserve s’allume lorsqu’il ne reste que 4 litres. Il manque toujours de petits espaces pour ranger des objets, comme les cartes ou la monnaie, un détail qui n’aurait pas été superflu… Sur route, les freins bénéficient du même tact qu’avant, mais avec un comportement plus naturel grâce au nouveau système CBO, plus évolué, et qui apporte une meilleure efficacité aux freins.

Traduit et adapté de SOLOMOTO par Pauline Balluais