Husaberg TE 125. Un très bon début 2011

Husaberg TE 125. Un très bon début 2011


Husaberg ne pouvait pas trouver une meilleure façon de s’introduire dans la petite catégorie des motos d’enduro. La nouvelle TE 125 est équipée du meilleur moteur de cette cylindré et d’une partie cycle de haut niveau.


Niveau maximum

Le moteur KTM de 125 cc est de très haut niveau, c’est l’un des rares moteurs de cette cylindré capable d’affronter les puissants 250 4T. Le secret se trouve dans son comportement dans les moyens et hauts régimes, où le niveau de puissance est éblouissant. Le rendement à moyens régime nous permet de dépasser les surélévations avec une grande efficacité, sans pour autant se limiter dans la zone de haut régime, comme c’est le cas avec d’autres moteurs de cette cylindré. La puissance à haut régime est remarquable, tout comme sa capacité d’étirement, qui nous permet de maintenir la vitesse sur les lignes droites.

Le bas régime est le meilleur que nous ayons testé sur une 125 ; il nous permet de rouler sur les trials avec une facilité étonnante.

Nous avons testé la TE 125 sur différentes surfaces, et c’est sur les terrains avec une bonne adhérence que nous avons profité au mieux de cette Husaberg. On peut l’exploiter au maximum pour obtenir tout son potentiel. Son rythme est très élevé, et elle n’a rien à envier aux moteurs plus puissants. Sur terrain dur avec peu d’adhérence, elle exige une grande attention à l’ouverture des gaz. Il faut ensuite accélérer fortement pour avancer. Si vous avez un instant d’hésitation entre ces deux moments, elle peut perdre en traction d’un coup, et provoquer un dérapage important.

C’est sur les chemins qu’elle est le plus divertissante : on peut maintenir un niveau de tours très élevé tout le temps, et atteindre un bon rythme. Sur les trials, elle est surprenante. Elle est peu exigeante, elle nous permet de rouler avec peu de tours. Devant les obstacles compliqués, elle fournit le coup de gaz nécessaire pour les surmonter facilement.

Les développements du changement sont très corrects. La première est particulièrement utile dans les trials, où elle permet de démarrer depuis l’arrêt. Dans les chronos, la première reste réservée aux virages serrés, car dès l’ouverture des gaz on peut rouler en seconde. Les vitesses longues nous permettent d’atteindre un bon rythme sur les pistes rapides, sans nécessairement faire monter le moteur dans les tours.

L’embrayage fonctionne avec précision, et il permet de doser la remise de puissance dans les zones délicates des trials. Il ne montre aucun signe de fatigue, et de plus la commande Magura offre un tact très doux.

Nous avons testé la différence entre les deux cartes de puissance disponibles, mais elle est difficilement appréciable. Avec la première, on a l’impression que la moto n’est pas aussi puissante à moyen régime, et cela nous permet de mieux contrôler les dérapages.

95 kg

Le poids de la petite Husaberg explique très bien les sensations que nous offre sa partie cycle. Il est de 94,9 kg en marche avec le réservoir vide. Il apporte une agilité et une rapidité de mouvement impressionnantes. L’entrée dans les virages est parfaite, et le châssis appuie fermement sur le train avant, nous fournissant la stabilité nécessaire sur les zones rapides. Cette stabilité est même meilleure que sur la 125 EXC de KTM.

La position de conduite est excellente, ce qui peut étonner étant donné le volume du réservoir de 11 litres. Ce volume a été distribué de façon ingénieuse, pour qu’il n’affecte pas la position de conduite. Le guidon est très pratique, et parfaitement positionné. Les autres commandes sont placés de façon adéquate, la TE ne requiert aucun réglage.

L’équipement des suspensions WP est remarquable. La fourche à cartouche fait toute la différence, c’est la meilleure que nous ayons testé sur une 125. Les deux trains travaillent bien et se complètent, apportant une grande confiance dans les réactions qui se produisent lors des rebonds. La sensibilité de la fourche dans son premier parcours est appréciable, tout comme la capacité d’absorption des impacts forts.