Peugeot Citystar 200i : affronter la jungle urbaine

Peugeot Citystar 200i : affronter la jungle urbaine

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Le dernier modèle de Peugeot est 100 % urbain : le Citystar 200 se présente comme un « jouet » pour la ville, sans autre prétention celle de la fonctionnalité. Comme toujours, Peugeot a cherché à donner à son scooter une allure élégante et européenne. Mais ce n’est pas tout, le 200 dispose également d’un moteur brillant.

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C’est un moteur brillant, peut être même trop par rapport à la partie cycle de l’ensemble. Il s’agit d’un monocylindre alimenté par injection électronique, de 190 cc et 19 CV de puissance à 8500 tr/min. Le système réduisant les frottements permet d’obtenir une consommation moyenne de 3,4 litres aux 100 km, soit une autonomie de 260 km avec le réservoir plein.

Le Citystar 200 vient compléter la gamme, qui comprend déjà le 125. Il a été lancé pour concurrencer le Burgman 200, et il possède certains arguments en sa faveur, même si le Suzuki est un rival terrible.

Peugeot définit son véhicule comme un GT compact. Pour moi, le Citystar est un véhicule 100% urbain et l’appellation GT fait davantage référence à ses lignes qu’à sa vocation. Il fonctionne bien, c’est un excellent citadin. Dynamiquement, il est parfait pour se faufiler dans le trafic, il est très léger et facile dans les changements de direction. Le freinage m’a également plu : l’unité testée n’était pas équipée d’un ABS, mais le tact du frein était très bon et il m’a transmis une grande confiance, même sur asphalte humide. Ce ne sont pas des freins très puissants, mais ils sont parfaitement dosables.

Le moteur m’a semblé excellent. C’est probablement le moteur le plus fin et doux de son segment pour le moment. Celui du Burgman est sans doute plus efficace, il a beaucoup plus de puissance et une meilleure vitesse de pointe. Cependant, le moteur français se démarque grâce à sa douceur de fonctionnement, presque électrique. Sur voie rapide, j’ai pu faire grimper l’aiguille jusqu’à 130 km/h sans difficulté, et toujours avec une finesse surprenante. Dans son environnement naturel, la ville, cette finesse est l’un de ses points forts, car elle rend la conduite très fluide.

L’accélération depuis l’arrêt est bonne, meilleure que les récupérations depuis les bas régimes. Cette gamme de moteurs à frottements réduits, développé à 100% par Peugeot (en collaboration avec Peugeot Automobiles) sera la base des nouveaux modèles de scooter de la marque.

Le moteur du Citystar est si exceptionnel qu’il contraste avec la partie cycle, plus standard.  Elle n’est pas mauvaise, mais le moteur aurait mérité un réglage de suspension plus dur. Cependant, un tel réglage irait à l’encontre du confort.

Concernant le confort, l’espace est bien réparti : on peut ranger un casque intégral et un casque jet dans son coffre, situé sous la selle. Un crochet porte-sac et une petite boite à  gants « vide-poches » avec prise de courant complètent la capacité de charge.

Le plancher plat offre un « plus » de confort. La position du guidon est immédiate et naturelle. L’habitabilité est suffisante et les commandes sont intuitives et à portée de main. La selle est suffisamment large pour accueillir le conducteur et un passager. Ce dernier peut s’appuyer sur des repose-pieds pliables.

En revanche, la protection aérodynamique du pare-brise est la visibilité du tableau de bord pourraient être améliorées. Le pare-brise est étonnamment petit pour un scooter qui prétend être un « mini GT ». Et le tableau de bord offre énormément d’informations, peu lisibles. L’écran central, plus simple, est beaucoup plus pratique.

Ce modèle est un produit 100% urbain au style unique et caractéristique de la marque Peugeot. Une bonne option pour ceux qui recherchent la fonctionnalité pour se déplacer dans la jungle urbaine avec classe.