Suzuki GS500F: Votre première sportive

Suzuki GS500F: Votre première sportive

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Vous avez peu d’argent et vous souhaitez une première moto pas trop petite, qui soit fiable et avec une consommation réduite et un entretien limité. Vous voulez de plus un look qui vous plaît. Ce modèle est fait pour vous…

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Suzuki nous a surpris en nous démontrant qu’il est possible de remodeler une moto qui a déjà de l’age, et de lui redonner une nouvelle fraîcheur. Grâce à l’ajout du carénage intégral, la GS 500 F une moto aussi sportive que polyvalente.

Beaucoup de GS vendues sur le marché ont fini équipées d’un écran pour réduire l’exposition au vent. D’autres, moins nombreuses, ont été dotées de carénages complets fabriqués par des spécialistes du segment. Entre les deux versions, naked ou avec carénage, laquelle choisissez-vous?

Si les lignes des GSX-R vous ont convaincu, cette GS 500 F vous plaira aussi car les lignes de son frontal sont très similaires à celles des Suzuki plus sportives. Mais il n’est pas nécessaire d’être un passionné du monde des Gixer. Son carénage est esthétiquement bien intégré dans l’ensemble. Il est destiné à apporter une protection contre l’air, même si la bulle est un peu basse, afin de conserver une bonne vitesse maximale et de réduire ses dimensions.

Nous n’allons pas vous décrire en détail les caractéristiques techniques de la fameuse GS 500, car la majorité des lecteurs la connaissent déjà. Au fil des années, elle n’a pas subi de modifications radicales, seulement des retouches ou de petites améliorations pour la garder au goût du jour.

Après la dernière révision en 2001, et le passage de la production à l’usine de Porceyo (Asturies), les GS comptent désormais des freins signés par AJP, une fourche télé hydraulique Paioli et un radiateur à huile pour garder stable le liquide lubrifiant, puisque sur cette version F le moteur est moins exposé à l’air. En plus du nouveau carénage intégral, on a ajouté de nouveaux phares et rétroviseurs. Pour le reste, il n’y a pas de grandes modifications.

Rappelons, pour ceux qui possèdent une GS de plus de quatre ou cinq années d’ancienneté, que le réservoir est désormais de 20 litres, que les carburateurs incluent des capteurs d’ouverture de gaz pour ajuster les courbes d’allumage et obtenir une exceptionnelle remise de puissance linéaire, et que l’échappement compte un catalyseur et un système PAIR à injection d’air frais pour purifier les restes de la combustion.

Le vétéran propulseur twin parallèle vertical est très élastique, avec une puissance ajustée (45 CV réels moyens sur notre banc de puissance), mais il est doté d’une large bande d’exploitation, ce qui économise des changements de vitesse et rend sa conduite agréable et détendue. Seule sa taille et le bruit mécanique de son moteur, surtout à froid, et augmenté par la boite de résonance que forme le carénage intégral, accusent le passage des années. La limitation à 35 CV est disponible, pour la rendre accessible aux détenteurs du permis A. Dans ce cas, la GS est comme toujours une magnifique moto école.

Désormais, lorsque l’on parcourt des kilomètres sur voies rapides, on note que le passage des heures ne fatigue pas notre cou, ce qui nous évite d’imposer une diminution de rythme, ou des arrêts imprévus. Comme nous l’avons dit, la bulle est un peu basse pour les grands conducteurs, mais si on s’abaisse suffisamment, elle dévie l’air juste au dessus du casque, et les épaules sont assez bien protégées.

La largeur et la hauteur du guidon requiert une conduite assez redressée, et nous ne nous imaginons pas faire des kilomètres avec le casque collé au réservoir. Cependant, dans une position intermédiaire nous ne sommes pas gênés par l’air, et notre rythme sera considérablement plus élevé que celui des GS naked, car nous fatiguons moins vite. Il ne faudra pas attendre le prochain plein pour étirer les jambes, car sa consommation réduite, à laquelle contribuent la grande amélioration aérodynamique et la capacité de son réservoir, offrira une autonomie de presque le double de celle d’une sportive de 600. Notre GS 500 F a une consommation de 5,2 litres en moyenne et une autonomie de 380 km, qui peut être encore améliorée si l’on prend soin de ne pas mettre les gaz brusquement.

Il est probable que vous ayez déjà possédé, ou au moins conduit, une GS 500. Vous connaissez déjà ses qualités de stabilité, d’agilité et de facilité de conduite. Avec le carénage, elle n’a rien perdu de ces qualités. Pour ceux qui souhaitent utiliser cette nouvelle GS à des fins ludique, le châssis, peint en noir mat, vous comblera largement, puisqu’il rend la moto extrêmement stable et agile. Dans les virages, on ne dirait pas que ses dimensions proviennent d’un design qui date de 15 ans, car les distances entre les axes sont longues et les directions ouvertes. Ceci est dû, en grande partie, au grand bras de levier du guidon et aux dimensions ajustées des pneumatiques.

Rien à craindre concernant ces pneumatiques, nous ne manquerons pas de gomme car les Bridgestone BT 45 qui équipent notre modèle d’essai sont à des années lumières des vétustes Exedra qui ont équipé les GS d’origine durant de nombreuses années. Une fois à bonne température, ils se montrent sportifs, et ont un comportement digne d’une utilisation urbaine, même sur chaussées mouillées.

Lluís Morales Photos: Félix Romero Traduit et adapté par Pauline Balluais