Triumph Bonneville: La Bonnie du XXIème siècle 2009

Triumph Bonneville: La Bonnie du XXIème siècle 2009

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La Bonneville, la moto la plus emblématique de Triumph a été rénovée, et même si le changement n’est pas profond, il est suffisant pour en faire une moto très différente, plus facile et accessible à tout public. Une Bonnie pour le XXIème siècle.

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Qu’apporte de nouveau cette Bonnie 2009? De l’esthétique, et surtout, dynamiquement, des jantes en alliage de 17″, au lieu des celles à rayons de la T1000. Mais ce n’est pas tout. La selle a un nouveau style, plus basse, elle permettra à n’importe qui d’atteindre le sol avec les deux pieds sans aucun problème. Les garde-boue sont plus courts, sportifs et actuels. Le guidon a une forme plus ergonomique, qui apporte une position plus détendue. Du coté des freins, le disque avant est désormais flottant et garde son diamètre de 310mm et les étriers Nissin à deux pistons. Les logos du réservoir sont aussi nouveaux, et les couleurs de base de la standard sont le blanc et le noir. Pour en finir avec les changements de la resplendissante Triumph, les échappements sont de type mégaphone et sont plus élevés que sur la T1000. Il existent de plus d’autres échappements en option, de la marque italienne Arrows, plus légers et qui émettent un beau son. Cela fait environ 50 ans que la Triumph Bonneville existe, et elle est devenue la moto la plus emblématique de la marque Hinckley. Au début elle avait un moteur à bicylindre de 650 cc refroidi par air, qui transmettait 50 CV. La Bonnie, comme l’appelait ses fans, est toujours fabriquée avec la même base et la même personnalité que la pionnière… et continue à avoir beaucoup d’adeptes. Si les motos les plus vendues de Triumph sont la Speed Triple, et la Street Triple, en ajoutant les deux modèles de Bonneville (la standard et la T1000), on obtient le hit parade de la marque anglaise. Une marque qui continue à augmenter sa production de façon incomparable. Par exemple en 2004 on a produit 24000 unités et l’année dernière… plus de 45000. Et ils pensent atteindre les 50000 cette année, en pleine crise mondiale ! Mais retournons à notre protagoniste. Pour les fans de la Bonneville de toujours, celle aux jantes à rayon de 19″ à l’avant et de 17″ à l’arrière et au réservoir à deux couleurs, on continue à fabriquer la version T1000. Mais pour ceux qui disent « OK, j’aime la Bonneville, mais j’aimerais une moto plus facile et plus actuelle » , il existe la nouvelle Bonneville. Et pour ceux qui veulent le style classique de la T1000, avec les jantes de 17″, il existe la Bonneville SE.

Triumph a convoqué la presse spécialisée dans la belle région française de la Riviera, à Nice, et nous a préparé un parcours long et diversifié à réaliser sur les Bonneville standard, SE et T1000. Nous avons choisi cette dernière pour commencer pour pouvoir la comparer à la nouvelle. Pour celui qui n’a jamais conduit une Bonneville et qui s’imagine une moto classique- c’est à dire lente, lourde et avec des vibrations-, la surprise sera grande. La moto anglaise est douce, presque sans aucune vibrations, avec un changement de vitesse très fin et facile à actionner, et elle n’est pas lourde du tout. La première partie du parcours s’est effectuée en montée, avec de profonds et continus garrots ou tornanti, comme on les appelle en Italie. La Bonneville se manœuvre avec facilité et naturellement. Le moteur est un vrai plaisir. Il pousse dès les bas régimes et de manière absolument linéaire. Par exemple nous avons essayé de laisser descendre le moteur jusqu’à 1500 tours/minute en 5ème vitesse (elle compte 5 vitesses…) et nous nous en sommes sortis sans problèmes, sans à coups ni secousses. Vraiment impressionnant. Premier arrêt. Nous en profitons pour changer de moto, et nous choisissons la Bonnie 2009. Au début, la position de conduite nous convainc. Le guidon au nouveau design est plus près du corps, ce qui contribue à une conduite détendue. La selle plus basse plaira aux femmes et aux conducteurs les moins grands, mais moins à ceux de grande taille, qui préféreront l’autre. En marche, quelle surprise ! Il est rare qu’un changement de roues apporte une telle différence de comportement du calibre de la moto. Mais il ne s’agit pas seulement d’une simple différence de diamètre. Il faut ajouter aussi la considérable réduction de poids des jantes en alliage en comparaison avec celles en fer (à rayons), avec l’énorme différence d’inertie et d’effets gyroscopiques qu’elle suppose. Le troisième facteur sont les pneumatiques. Toujours de marque Metzeler, sur la T1000 celui de devant est un Laser, un pneumatique très stable, même s’il est très directionnel. Sur la standard on trouve une paire de Z2, au profil et style plus sportifs. Dans tous les cas, la nouvelle Bonnie est vraiment plus facile à conduire et à inscrire dans les virages. Facile, facile…

Le frein avant a un bon tact. Même s’il ne déborde pas de puissance, il en a suffisamment pour les prestations de la Bonneville. Les suspensions sont assez molles, idéales pour le confort, même si une meilleure rétention hydraulique serait souhaitable. Si on compare les deux Bonnie, la T1000 a besoin de plus d’efforts pour s’inscrire dans les virages, mais une fois dans la courbe, elle maintient très bien sa trajectoire. De son coté, la nouvelle s’incline avec beaucoup de facilité et a moins tendance à s’ouvrir, de plus elle permet de rectifier sa trajectoire plus facilement. La Bonneville est offerte en trois versions différentes pour satisfaire les fans de cette moto, ceux de toujours et les nouveaux adeptes. Si la T1000 conserve son style, la nouvelle a le comportement d’une moto actuelle, ce qui en fait une moto facile, pratique, et accessible. Si vous aimez cette Triumph… vous ne la lâcherez plus !

Jordi Aymamí Photos: Triumph Traduit et adapté par Pauline Balluais