Kawasaki Vulcan 900 Classic: La princesse de l’autoroute

Kawasaki Vulcan 900 Classic: La princesse de l’autoroute

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Lorsque j’ai commencé à rouler avec la 900 Classic, la première chose que j’ai remarqué a été la douceur de la remise de puissance de son moteur redessiné. Au fur et à mesure de la journée, j’ai apprécié de plus en plus les qualités de ce propulseur. Je ne peux pas dire que la 900 soit une moto très rapide, mais son couple maximum est toujours présent et elle est très divertissante. Pour une cruiser, sa puissance m’a semblé parfaite pour conduire à un rythme tranquille.


La 900 répond à toutes nos demandes, aussi bien en ville que sur autoroute. Son bicylindrique au grand couple réagit à chaque ordre appliqué à la poignée de gaz droite, quelle que soit la vitesse engagée -j’ai réussi à passer la quatrième et la cinquième à la vitesse très basse de 70 km/h et la 900 a accéléré doucement, sans la moindre difficulté. Je dois reconnaître que la transmission répond parfaitement au moment de passer les vitesses. En fait, je pourrait affirmer que c’est l’une des meilleures transmissions que j’ai testées sur une cruiser, car elle ne demande pas un grand effort. Son système de changement permet d’engager les vitesses avec un tact souple comme du beurre, et à aucun moment je ne suis resté au point mort sans le vouloir.

Concernant les manœuvres, je dois dire que la conduite de la Vulcan 900 inspire confiance. C’est l’impression que j’ai eu lors de ma première rencontre avec cette cruiser– j’ai incliné la 900 jusqu’à frôler l’asphalte avec le plancher repose-pieds et j’ai pu maintenir ma trajectoire ainsi, sans problème. Je ne veux pas dire que la 900 a peu de distance libre au sol (en fait, elle est semblable à n’importe quelle cruiser avec plancher repose-pieds) ni que je suis un pilote talentueux, je souligne simplement le confort que j’ai ressenti en conduisant cette moto. Évidemment, avec la Vulcan 900 nous ne dépasserons pas des superbikes par l’intérieur du virage.

Mais le conducteur d’une superbike n’aura pas non plus le degré de confiance que cette Kawa nous offre sur autoroute. Sur lignes droites, elle est stable et commode, et la forme de sa selle m’a particulièrement impressionnée- une forme légèrement rebondie sur le dossier offre un agréable appui pour les hanches et la zone des reins, qui est souvent ce qui fatigue le plus lors de longs voyages. Le confort sur de grandes distances est donc parfait, et le nouveau réservoir de carburant de 20 litres nous permet de faire plus de kilomètres entre les pleins. Le seul point négatif est le défaut commun à toutes les cruisers sans pare-brise – la position de conduite (légèrement inclinée vers l’arrière, avec les bras ouverts pour tenir le large guidon) peut provoquer un peu de fatigue dans les bras et les épaules si on roule pendant plus de 20 minutes à plus de 110 km/h.