KTM Duke 690: Une espèce en voie de reproduction

KTM Duke 690: Une espèce en voie de reproduction

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Le nouveau moteur LC4 est léger, adaptable, économique et sportif. Quatre qualités indispensables pour apporter de grandes sensations et un bon rendement. Ses améliorations les plus remarquables, par rapport à l’ancien moteur, sont la plus grande souplesse de fonctionnement, l’exploitation dans les hauts régimes et l’élimination des vibrations. Sa cylindré a augmenté par rapport à celle de la précédente Duke, elle est passée de 625 cc à 654 cc, et son diamètre et son parcours ont augmenté. Pour vous faire une idée, ces chiffres représentent le double que ceux d’un moteur tétra cylindrique de SSP. C’est le moteur mono cylindrique à 4T le plus léger de cette cylindré. Ceci est dû au travail fait sur la réduction de poids et de taille des carters et des bouchons, et sur la soudure des éléments mécaniques.

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La centrale d’allumage nous donne la possibilité de choisir parmi trois mapings différents de remise de puissance. Le régulateur est situé derrière l’un des bouchons latéraux et son actionnement est manuel. Les 3 positions font varier la puissance entre normal, faible, ou agressive. Sa cartographie permet d’alimenter le moteur en carburant à faible indice d’octane, sans en subir les conséquences. Autre nouveauté, le système EPT qui contrôle électroniquement le papillon de l’injection à l’ouverture des gaz, mais seulement à l’ouverture, car un câble traditionnel se charge de fermer le papillon. C’est une poignée de gaz électro-mécanique, mixte.

La position de conduite est équilibrée, parfaite pour circuler en ville et dans des espaces fréquentés. Les commandes sont à la bonne hauteur et leur actionnement est précis. Dès les premiers mètres on sent que le moteur agit comme le dictent ses caractéristiques techniques. Il ne bouge pas à peu de tours et sa souplesse est remarquable. J’ai pris l’autoroute pour aller le plus vite possible, mais je me suis vite ennuyé. Cette moto n’est pas faite pour circuler sur autoroute. L’inexistante protection aérodynamique fait qu’à plus de 130 km/h on sent le vent qui pousse la tête vers l’arrière. La vitesse de pointe du compteur atteint facilement les 196 km/h (testé sur circuit), mais cette vitesse n’est pas recommandable sans avoir ajouté au préalable une bulle, pour éviter de rouler totalement couché sur la selle. De plus, le rembourrage de la selle, très confortable sur les premiers kilomètres, devient dur sur les longues distances. Les rétroviseurs sont bien situés mais ils vibrent et on n’a pas une vision claire de ce qui se passe derrière nous.

Je suis arrivé sur le nouveau circuit de La Selva, à la limite territorial de la province de Gérone, située à 30 min de Barcelone. J’ai légèrement baissé les pressions des pneumatiques pour les adapter à la piste et je me suis lancé sur l’asphalte d’une allure décidée. Le guidon haut rend difficile les inclinaisons importantes. Il n’est pas nécessaire de sortir le corps en dehors de la selle pour tourner, la tête est toujours très élevée, ce qui donne une sensation d’inclinaison supérieure à celle d’une SSP, qui est plus proche du sol. Après deux tours j’ai commencé à augmenter ma vitesse pour chercher de nouvelles sensations. La boite de changements a une première et une seconde vitesse assez longues, la troisième est correcte, la quatrième, la cinquième et la sixième sont assez rapprochées. Le tact est bon et précis, avec un actionnement agréable.

J’ai passé toute la mâtiné à rouler sans m’arrêter, et je n’ai pas ressenti de fatigue. J’ai seulement dû refaire le plein deux fois. Je suis rentré à la maison avec une conclusion claire. Cette moto a un grand style, une bonne conduite agile et sportive, et une position de conduite confortable et équilibrée. Elle apporte en plus la puissance nécessaire pour pouvoir en profiter au maximum. Cependant, il est certain que ce n’est pas une moto pensée pour des longs trajets, pour cela il existe des motos bien mieux adaptées. Avec la Duke, une seule chose à faire: s’amuser!