Royal Enfield Bullet Electra EFI: Thé d’Inde

Royal Enfield Bullet Electra EFI: Thé d’Inde

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Beaucoup de gens ne veulent pas tomber dans les populaires et populistes scooters, pourtant terriblement pratiques. Les personnes singulières, comme les designers, les stylistes ou les architectes, pour donner quelques exemples, recherchent toujours la différence, la personnalité qui se distingue et les distingue de la masse. La Bullet Electra est sans doute peu conventionnelle et elle ne passe pas du tout inaperçue, mais peut elle exercer la fonction de moto urbaine et quotidienne? La réponse est oui. Le poids de la Royal Enfield est inférieur à celui d’un méga scooter. Le moteur et le changement de vitesse sont très souples, et la consommation est très faible. On atteint bien le sol avec les deux pieds, et sa hauteur est adaptée aux moins grands ou aux femmes qui apprécient cette classique. La version testée est équipée d’un levier de changement de vitesse avec talon. Lorsque l’on s’y habitue c’est très confortable et cela n’abîme pas les chaussures. Quant à l’équipement, on peut toujours remplacer la salle arrière par une large grille ou une paire de sacoches dans lesquelles tiennent un ordinateur portable ou la mallette de travail. Dans les départs de GP que représentent aujourd’hui les feux tricolores, la Bullet Electra n’arrive pas en tête, comme le fait Dani Pedrosa avec sa RC212V. Le moteur de la moto hindou est paresseux dans les accélérations; son long parcours la fait monter lentement dans les tours, et la plupart des motos et scooters de plus de 125 cc la dépassent dès les premiers mètres, même si elle pourra en rattraper quelques uns ensuite. Elle parvient tout de même à dépasser les voitures, à moins qu’il ne s’agisse d’une F-40, et elle attire presque autant de regards que la puissante Ferrari qui vaut un million de fois plus. La relation regard-prix de cette Royal est très favorable.

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