Yamaha WR 125 R: Enduro basique

Yamaha WR 125 R: Enduro basique

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Les cylindrées de 125 4T sont en hausse, l’homologation qui permet de les conduire avec le permis voiture a élargi considérablement l’éventail de ses utilisateurs potentiels. Yamaha nous présente donc sa nouvelle WR 125 R, une moto polyvalente, avec un excellent comportement en toutes circonstances, et qui peut intéresser les débutants sur off-road qui recherchent une moto facile à piloter. Comme toutes les Yamaha d’enduro, elle a reçu la dénomination WR, et son design est novateur et moderne, avec une décoration qui nous rappelle celle des motos officielles de Yamaha Motor France, ce qui augmente encore plus son attractivité.

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La plus petite des WR est équipée d’un moteur de Minarelli. Il s’agit d’un monocylindre 4T refroidi par liquide avec un unique arbre à cames sur la culasse et quatre soupapes, avec des mesures interne de 52 x 58,6 mm. Sa caractéristique la plus remarquable se trouve sur le système d’alimentation, qui se fait au moyen d’un système à injection électronique qui améliore significativement le répondant du moteur par rapport aux version antérieures, équipées de carburateur. Le collecteur d’échappement, qui est beaucoup plus long que d’habitude, comprend un système d’induction d’air (AIS) qui sert à obtenir un meilleur brûlage des gaz et permet de respecter la norme Euro 3. Ce long collecteur augmente le répondant à faible et moyen régimes, mais pour une utilisation off-road il est très exposé aux coups, car il s’allonge presque jusqu’au berceau du moteur. La boite de changements est à six vitesses, et la commande de l’embrayage est mécanique. Normalement les 125 4T se caractérisent par des dimensions plus réduites que les motos de plus grande cylindrée, mais ce n’est pas le cas de la nouvelle WR.

Les mesures de l’ensemble sont similaires à celles des autres motos d’enduro, avec une hauteur de selle considérable de 930 mm. Le cadre périmétral en acier est la pièce la plus importante de sa partie cycle, clairement orientée à une utilisation off-road. La fourche avant est une Paioli conventionnelle avec des barres de 41 mm de diamètre et un parcours de 240 mm, et elle ne dispose d’aucune possibilité de réglage externe. Le mono amortisseur arrière, qui agit au moyen d’un système de biellettes, permet de régler la précharge de ressort, dont le parcours utile est de 230 mm. Le système de freinage est équipé de disques lobulaires, de 240 mm de diamètre à l’avant et 220 mm à l’arrière. Les dimensions de la roue sont de 21 et 18 pouces, la WR peut donc être équipée de pneumatiques spécifiques pour une utilisation hors route. L’équipement original comprend un tableau de bord digital complet à double trip, des protections de cadres, des pédales de compétition, mais aussi des éléments comme la clé de contact ou le bouchon de carburant à clé, très utiles pour les utilisateurs qui combinent le loisir à l’utilisation quotidienne.

Le comportement du moteur Minarelli nous a agréablement surpris. De tous les 125 4T que nous avons testés, c’est celui qui offre le meilleur répondant à bas et moyen régimes. Cela s’explique par le long collecteur. On obtient un répondant doux et progressif qui facilite un usage hors route. Les autres moteurs de cette cylindrée doivent être poussés à leur limite pour être tout à fait efficaces ; au contraire, le moteur de cette Yamaha WR accepte la vitesse, et ne nous contraint pas à abuser du sur-régime. Dans les hauts régimes, la puissance est remarquable. Le moteur est limité à 15 CV, et même si c’est un peu juste, ils permettent de maintenir un bon rythme. Sur pistes on dépasse facilement les 80 km/h, et sur terre, c’est une vitesse considérable. Nous avons vérifié la vitesse maximale sur route et le moteur de la WR nous a de nouveau surpris, on a pu maintenir un rythme soutenu au dessus de 100 km/h, avec des pointes jusqu’à 120 km/h, performances spectaculaires pour une enduro avec un moteur de cette cylindrée. La grande différence de rendement est sans doute due au système d’injection. Au contraire des moteurs équipés de carburateur, il permet d’ouvrir l’accélérateur d’un coup tout en gardent un bon répondant du moteur. Nous avons testé ses limites, et en ouvrant les gaz en quatrième, en cinquième et même en sixième, le 125 4T n’a jamais faibli. Au fur et à mesure que nous le forçons, il répond plus lentement, mais sans jamais faire preuve de défaut de répondant.

Le développement nous semble remarquable, la première est courte et permet d’exploiter la juste puissance du moteur dans les pentes plus prononcées, et même de rouler aisément sur des trials de niveau basique. Le rapport entre les vitesses est très petit. La sixième vitesse, très longue, nous permet de maintenir une vitesse élevée sur route, sans forcer le moteur. L’embrayage fait preuve d’un bon tact, et d’une bonne capacité de résistance. L’utilisation enduro implique un grand travail de l’embrayage, et à aucun moment il n’a pas défailli. Une fois réglée après les premiers efforts, la tension du câble est restée constante. Le faible niveau de bruit émis par l’échappement, très silencieux, est remarquable, et nous permet de nous aventurer en montagne sans gêner personne et en passant totalement inaperçus.

Traduit et adapté de SOLOMOTO par Pauline Balluais