Kawasaki Z800 : Topless Ninja

Kawasaki Z800 : Topless Ninja

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La Kawasaki Z1 de 1972 est arrivée sur le marché avec la ferme intention de renverser la CB 750, grâce à un moteur de plus grande cylindrée. Les ingénieurs de Kawasaki ont adopté la même solution aujourd’hui, grande tendance parmi les motos de ce segment.

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Les 806 cc de son moteur à quatre cylindres font de cette moto la plus puissante de la catégorie, avec 113 CV déclarés par la marque, une puissance grâce à laquelle le moteur développe un énergique répondant depuis la partie la plus basse du compte-tours. Son point fort se trouve dans le moyen régime, où l’on trouve toujours un répondant efficace à la poignée de gaz. Comme tout bon tétracylindre japonais, son fonctionnement est quasi électrique, les vibrations sont inexistantes, le répondant est immédiat et continu et un son contenu camoufle la bête intérieure.

La conduite sur route avec cette moto est un véritable plaisir, mais le circuit de Jarama nous attend. L’objectif de notre essai est de pousser la Z800 à ses limites, pour connaitre les capacités sportives de cette moto.

Avant de commencer, nous avons remarqué que la dernière Z créée par Kawasaki a pris quelques kilos. Elle pèse un peut plus que ses concurrentes directes. Elle est équipée d’étriers de frein conventionnels, qui nous ont semblé un peu dépassés par rapport aux tendances actuelles. Nous avons mis à rude épreuve chacun des composants de cette nouvelle moto, pour évaluer ses aptitudes face au chrono.

Les pneumatiques utilisés lors de cet essai ne sont pas ceux utilisés en compétition. Les suspensions avaient un réglage urbain un peu trop souple pour un bon fonctionnement sur piste. Cette moto n’est pas conçue pour une utilisation spécifique sur circuit. Malgré tout, la nouvelle Z800 s’est bien défendue sur la piste madrilène. Elle mérite bien le Z de son nom, et après quelques réglages, elle sera une excellente « Ninja » de course.

L’excellent rendement du moteur permet de profiter de presque toute la gamme de tours. Même si en compétition le moteur est essentiellement dans la zone haute, le puissant moyen régime de ce moteur apporte une grande aide aux pilotes moins expérimentés.

L’ensemble de la partie cycle transmet une grande confiance et montre un fonctionnement très stable, sans mouvement. Les deux trains sont bien assis. Lorsque le moment est venu de « jeter l’ancre », on peut serrer les freins sans craindre de voir apparaitre des mouvements parasites. Il faudra la pousser à l’extrême limite avant que le train avant ne commence à faire des embardées.

Le frein avant est puissant et permet de stopper efficacement les 229 kg de la Kawa. Cependant, après une utilisation continue, il commence à montrer des signes de fatigue.

Les suspensions contribuent au bon fonctionnement de la partie cycle. Sur le modèle d’essai, elles sont réglables sur la fourche en extension et en précharge. L’amortisseur compte un système Uni-Track, avec les mêmes réglages que la fourche. Pour obtenir un meilleur rendement des suspensions, il serait nécessaire de modifier les réglages de la fourche et de l’amortisseur. Cependant, sans des pneumatiques adaptés à ces conditions et quelques ajustements minimum pour optimiser cette moto, nous n’aurions pas pu améliorer son comportement, qui s’est avéré impeccable lors de cette première prise de contact.