Harley Davidson Fat Boy : une icône de plus de vingt ans

Harley Davidson Fat Boy : une icône de plus de vingt ans

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La grande nouveauté du modèle Fat Boy 2012 est son nouveau moteur Twin Cam 103, qui combine une finition noire avec les ailettes de refroidissement chromées et un moteur de 1690 cc amélioré par rapport au précédent Twin Cam, le 96B, grâce à une augmentation considérable du couple moteur. Durant l’essai, nous avons pu profiter de cette caractéristique dans la montagne madrilène.

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Sur cette moto, on oublie facilement de rétrograder à la sortie des virages. Il suffit d’ouvrir les gaz pour que l’immense bicylindre pousse sans saccades. Le nouveau changement Cruise Drive à six vitesses, déjà présent sur le modèle 2011, est très utile pour parcourir de longues distances sur autoroute. La sixième détend le moteur et réduit sa consommation et les vibrations. Lorsque cette vitesse est engagée, un indicateur apparait sur la console centrale, à côté d’autres indicateurs plus ou moins utiles pour le quotidien comme celui de la réserve de carburant. Il se combine à un odomètre, sélectionnable sur l’écran digital du compteur de kilomètres et qui apparait automatiquement lorsque nous entrons sur la réserve. Il nous montre ainsi le nombre de kilomètres qu’il est possible de parcourir avec la quantité de carburant restante et selon notre régime de conduite. La capacité de 18,9 litres de son réservoir permet de parcourir environ 300 km.

Lorsque l’on monte pour la première fois sur une Fat Boy, les deux premiers détails qui attirent l’attention sont le phare, clairement visible depuis la selle, et cette dernière, très basse, située à seulement 690 mm du sol, et qui est plus étroite sur cette version 2012, ce qui augmente la sensation de conduire collé à l’asphalte. Pour le démarrage, pas besoin de clé grâce au système de sécurité Smart HD : il suffit d’avoir la clé dans son sac et d’appuyer sur l’interrupteur pour démarrer les 1690 cc de la moto. Le son du moteur est extraordinaire, il semble juste un peu étouffé par les normes anti-pollution.

Une fois monté sur cette immensité d’acier de Milwaukee, le moment est venu d’engager la première vitesse. Le son reste le même qu’il y a vingt ans, malgré le nouveau système de changement. On note tout de suite que la direction est un peu lourde. Le pneumatique de 140 mm y est pour beaucoup, il nécessite un certain temps d’adaptation. Il faut conduire cette Harley avec décision et oublier la conduite douce, propre à un autre type de moto. Une fois la seconde vitesse engagée, la magie opère, la moto devient un vrai délice. On commence alors à enchainer les vitesses (le changement est très bon), et à profiter de la conduite.

La position de conduite est vraiment confortable : le guidon est large et bas, il est situé à une distance parfaite pour un conducteur de taille normale. Le câble est caché à l’intérieur, un détail de bon goût. Cependant, le parcours de l’accélérateur est un peu long. Les pieds se reposent sur deux larges planchers, spécialement dessinés pour absorber les éventuelles vibrations. Sur le côté gauche, on trouve le sélecteur de vitesse, et à droite une grande pédale de frein, semblable à celle d’une voiture. Sur ce type de motos, il est important d’apprendre à utiliser le frein. En effet, la moto pèse lourd, sa distance entre les axes est de 1635 mm et serrer le frein avant trop fortement peut faire perdre la roue. En prévision de cela, et pour améliorer la conduite sur les superficies à faible adhérence, Harley Davidson a inclus un système ABS sur toute sa gamme Softail. Nous n’avons pas eu l’occasion de l’utiliser, mais nous pouvons dire que c’est un plus de sécurité nécessaire. De plus, sur ce modèle il passe presque inaperçu.

Pour finir, parlons de sensations : la conduire en Harley Davidson est toujours spéciale, elle peut plaire ou ne pas plaire, mais le charme est évident. Cette Softail se conduit réellement bien et s’adapte parfaitement à l’utilisation pour laquelle elle a été conçue : les routes ouvertes où l’on peut dévorer les kilomètres et les larges boulevards ou l’on peut être vu. Tout le monde se retourne sur son passage. Elle attire autant l’attention qu’une Rolex ou un Montblanc ; c’est un objet de luxe qui éblouit les conducteurs aguerris comme les riches ou les pères de famille tranquilles.

Tous la désirent car c’est un mythe. Un mythe de plus de 20 ans.