Gilera GP 800: Missile V2

Gilera GP 800: Missile V2

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Avec un moteur capable d’obtenir de telles performances, il est nécessaire d’avoir une partie cycle à la hauteur. On a donc utilisé un cadre tubulaire à double berceau en acier, qui offre la rigidité nécessaire pour négocier les virages à la vitesse de ce GP. Il surprend agréablement par sa stabilité dans les virages rapides, et par l’aplomb de l’ensemble. On ne ressent aucun mouvement  désagréable. Ceci est dû à une distance entre les axes très longue et à un centre de gravité assez bas, que le bloc moteur de la GP obtient avec son poids et celui du réservoir de carburant.Ses plus de 250 kg à sec se transforment en 275 kg avec le plein de carburant, ce qui est non négligeable lorsque l’on le déplace à l’arrêt ou que l’on veut mettre la béquille centrale. Ce poids, qui peut sembler démesuré à l’arrêt, ne se note pas tant que ça en marche, et on peut réaliser les changements de direction avec une aisance suffisante pour dessiner les virages en toute tranquillité. La mesure des roues contribuent au bon aplomb du GP ; la roue avant faire fait 16 pouces -comme les sportives d’il y a 15 ans- et apporte un appui solide et très stable au train avant.

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La fourche avec des tubes de 41 mm et une simple tige est assez remarquable, étant donné que sur des scooters aux caractéristiques similaires il est plus commun de trouver une double tige comme sur les motos. Le comportement du train avant est satisfaisant. Le train arrière n’est pas en reste, il est également bien conçu. La jante mesure un pouce de moins que celle de l’avant (15), bien attachée à un grand bras oscillant asymétrique en aluminium qui travaille sur un mono amortisseur réglable, ancré directement au cadre. Le tact général des suspensions est très correct dans toutes les situations, même si le réglage général est un peu mou. Elles offrent un confort remarquable, comme sur une moto de loisir, et si on force le rythme la moto résiste et répond à merveille, sans soubresauts.

Grâce à son moteur et son cadre, il est clair que le GP800 atteint un très bon niveau. Mais une moto-scooter de cette puissance et de cette taille permet aussi une remarquable utilisation  touristique. A mon avis, la moto est parfaitement capable de faire des voyages de courtes ou longues distances, grâce à une position de conduite assez confortable pour notre dos. L’un des problèmes les plus fréquents sur les scooters est qu’ils appuient excessivement sur la zone des lombaires.L’explication se trouve dans le fait que sur ce type de véhicule, on est assis presque avec le dos à la vertical, alors que la position idéale est le corps légèrement avancé et le torse incliné de quelques degrés en avant. Et si sur une moto les jambes agissent comme un amortisseur naturel, sur un scooter ce n’est pas le cas, et tout le poids retombe directement sur   notre dos. La protection aérodynamique du grand frontal de la GP, malgré sa bulle de hauteur réglable (avec actionnement électrique depuis la poignée droite), nous a paru un peu juste. Lorsque nous circulons sur autoroute à une vitesse de 130 km/h, elle semble assez affectées par les turbulences.

Cela est encore plus évident pour le passager, puisque ses jambes, situées en dehors de l’enveloppante protection apporté par le carénage, sont exposées au courant d’air. Cependant, la selle et les poignées du passager sont très généreuses.

Par: Gaela le Janne

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Publié le 05/07/2011

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