Comparatifs

Comparatifs

pub-haut

Venues tout droit des mégapoles asiatiques, voici 4 motos de 125 cc disposées à démontrer que dans la lutte urbaine journalière rien ni personne ne pourra les vaincre !

pub-haut

Ceux qui ont voyagé dans le sud est de l’Asie reconnaitront les protagonistes de ce comparatif. Elles ont été dessinées pour batailler dans des environnements urbains très hostiles et sont capables de rouler dans des conditions extrêmes : température, contamination, humidité… Leurs propulseurs consomment peu d’essence et peu d’air ; dans ces villes surpeuplées l’oxygène se fait rare. Mais leur cycle de vie est très long malgré tout ce qu’elles doivent supporter.

Durant les dernières années, la situation de nos villes a empiré considérablement. Les embouteillages sont de plus en plus intenses, les conditions de notre réseau routier est parfois précaire…Les motos que nous avons essayées sont de véritables gladiatrices urbaines et peuvent, de plus, être conduites par tous, puisque le permis B suffit.

Au niveau de l’instrumentation ces motos disposent de tout le nécessaire et rien n’est superflu. La seule qui se démarque un peu, avec un compte-tours analogique et un indicateur de vitesse digital est la MH7. Les commandes ne sont pas réglables mais l’ergonomie est parfaite pour l’usage présumé de ces motos. De plus, elles ont toutes, excepté la MH7, une béquille centrale qui permettra de les garer facilement. Côté partie cycle, mis à part la YBR 125, le cadre est de type « diamant » à double poutre en acier. Leurs moteurs, performants et les suspensions un peu molles permettent de se déplacer sans difficultés sur des routes en mauvais état. La MH7 se démarque encore avec sa fourche inversée Paioli de 41 mm qui lui donne un look beaucoup plus sportif Nos protagonistes sont donc bien équipées en ce qui concerne la partie cycle. Cependant je les ai trouvées un peu justes en ce qui concerne les freins. Je ne m’attendais pas aux freins Monoblock de MotoGP bien sur, mais on doit souvent freiner en urgence en ville et des freins un peu plus puissants seraient appréciés. En effet, le disque avant de la YBR m’a paru peu puissant et son tambour arrière facile à bloquer. Les freins avant de la GT 125 et de la Roadwin ne m’ont pas parus beaucoup plus puissants mais leur disque arrière aide au freinage. La seule moto de ce comparatif qui ait des freins remarquables est la MH7 avec un ressenti et une puissance de freinage bien au dessus de la compétence.

Ces 4 motos ont des moteurs 4 temps de 125 cc, refroidit par air, de basse consommation et demandent peu d’entretien. Si on souhaite atteindre un chiffre respectable en termes de puissance il faut monter dans les tours, normalement au-dessus des 8000 tr/min. En effet, la conduite est semblables à celle des moteurs 2 temps de 80 cc des 125 d’autrefois, mais sans la dose de fumée (et de sensations) de ceux-là. La GT 125 est équipée d’un moteur bicylindre en V très doux qui monte gaiement dans les tours. C’est la seule qui incorpore un radiateur à huile. La YBR 125 nous offre un moteur doux qui vibre à peine et qui ne fait pas de bruits mécaniques. Le moteur de la Roadwin est assez plein à mi-régime et monte bien dans les tours mais vibre un peu trop à mon goût. La MH7 est la rebelle du groupe. Avec un moteur au caractère plus racing, voir même hargneux, et son échappement bas, au style de la Yamaha R6R, elle ravira tous ceux qui considèrent un déplacement comme autre chose que de se rendre d’un point A à un point B. La YBR et la MH disposent d’un levier de démarrage, utile sur des motos de ces caractéristiques. La YBR 125 et la Roadwin incorporent l’injection électronique qui aidera sans aucun doute à optimiser encore plus la consommation. La MH7 et la GT 125 quant à elles, sont équipée de carburateurs. Leurs performances sont suffisantes pour n’importe quel déplacement en ville et sur les périphériques, et même si certains oseront s’aventurer sur les autoroutes, il faut avouer qu’elles sont un peu juste au niveau mécanique, surtout lorsqu’il y a beaucoup de vent ou en monté. Cependant, sur une nationale un peu sinueuse, elles peuvent être très amusantes.

Ces quatre Bangkok Bikes sont un choix judicieux pour ceux qui cherchent un véhicule discret, économique et résistant qui leur permet d’éviter les bouchons et de se déplacer comme un poisson dans l’eau en ville. Avec un coût d’achat et d’entretien minime, ces motos sont une bonne école avant de passer le pas pour des motos de plus grosse cylindrée.

Leonardo Font Photos: Xavier Pladellorens Avec la collaboration de: Eva Martí, Juan Pablo Acevedo y Sandra Vives Traduit et adapté par Gaela Le Janne