Suzuki GSX-R 1000: La plus sportive 2004

Suzuki GSX-R 1000: La plus sportive 2004

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La marque de Hamamatsu a radicalisé sa 1000. Plus de moteur, plus de performances, un meilleur cadre, des suspensions améliorées, des sensations de conduite supérieures… Tout cela sur la moto en série la plus puissante du monde.

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Suzuki n’a cessé de récolter les victoires sportives depuis la présentation de la GSX R 1000 il y a deux ans. La moto la plus puissante du marché parmi les sportives d’un litre a beaucoup fait parler d’elle, non seulement parce que c’est le modèle japonais le plus puissant, mais aussi parce qu’elle s’est toujours classée dans les premières positions lors des compétitions. L’année dernière elle a été championne du monde de Superstock et Résistance, et sa prochaine participation au Mondial de Superbike démontrera jusqu’où elle peut aller.

La GSX R 1000 est une moto très sérieuse. Sa puissance et sa légèreté (168 kg et 165 CV de puissance) représente une combinaison explosive, qui sur un circuit rapide, technique et venté comme le circuit de Phillip Island, nous a parfaitement guidée. Même avec une bonne maîtrise, c’est une moto qui exige beaucoup à son conducteur, pour ne pas dire pilote, tant en technique qu’en endurance physique. La légèreté du train avant est remarquable, mais avec son énorme puissance et le meilleur répondant de son moteur à bas et moyen régimes, la nouvelle Suzuki GSX R 1000 peut vous mettre dans des situations difficiles si vous n’êtes pas assez déterminés dans vos actions ou si vous ouvrez un peu trop les gaz. Vous pouvez facilement faire glisser la roue arrière dans les sorties de virage, à cause de la grande quantité de chevaux produite lorsque l’on ouvre les gaz, et la roue avant a tendance à passer plus de temps en l’air qu’appuyée sur le sol dans les accélérations, si vous ne la tenez pas fortement par le guidon et si vous ne chargez pas le poids sur l’avant.

La direction est désormais plus rapide, même si elle ne le montre pas vraiment dans les virages de ce circuit, à cause des vitesses élevées. La Suzuki offre toujours une grande sécurité dans ses trajectoires et un bon aplomb de direction. C’est presque une moto de Grand Prix, mais avec la finesse suffisante pour se laisser conduire sur route. Le moteur répond mieux qu’avant et fait preuve d’une douceur que de nombreuses routières aimeraient avoir. La majorité des composants internes a subi d’importants changements, dans le but d’une économie de poids –sans réduire la robustesse- et d’une amélioration des valeurs de couple moteur et de puissance maximale (environ 165 CV). Sur l’alimentation, nous observons que le corps de la batterie SDTV à huit papillons (deux par cylindres) a été réduit. Les injecteurs qui se trouvent sur chacun des quatre conduits sont nouveaux, plus légers (28 g de moins) et l’ouverture du pulvérisateur a été redessinée, pour obtenir une meilleure diffusion et un meilleur remplissage des cylindres.

L’électronique explique l’amélioration du répondant du moteur, ainsi que les récupérations. La petite centrale CPU (le cerveau électronique de toute la gestion du moteur), qui pèse 15 grammes de moins, travaille à 32 bits et non plus à 16 bits, ce qui apporte un répondant plus instantané. Le système de lubrification des parties internes du moteur a aussi été amélioré, avec de nouvelles canalisations pour le graissage du vilebrequin, des bielles et des pistons, et des carters moteur plus profonds pour éviter que l’huile ne touche les parties mobiles et n’enlève quelques grammes de CV, et pour que tous ces composants puissent être correctement utilisés pour propulser la nouvelle GSX R 1000. Il n’est donc pas étonnant que cette moto roule aussi vite. Elle pousse avec beaucoup de force, mais de façon toujours très progressive et noble… si on n’abuse pas sur la poignée de gaz.

Elle freine de façon incroyable grâce à ses nouveaux et puissants étriers radiaux, ce qui s’avère indispensable pour une utilisation sportive sur circuit. Ce sont presque des freins de MotoGP. Les suspensions, mises au point par le pilote testeur Atsuhi Murata, montrent un niveau de qualité très élevé: il faudrait être un vrai pilote pour arriver à atteindre ses limites. En bref, cette moto va continuer à faire beaucoup parler d’elle. Nous la mettrons à l’épreuve très prochainement sur nos routes et circuits pour exploiter tout son potentiel. Ses rivales en tremblent déjà…

Traduit et adapté de SOLOMOTO par Pauline Balluais