Royal Enfield Bullet Classic: Authentique!

Royal Enfield Bullet Classic: Authentique!


Royal Enfield a su conserver l’esthétique de l’un de ses modèles les plus charismatiques, et l’associer à la technologie du 21ème siècle sans perdre son caractère.


Question d’image

Le passage du temps nous pousse inévitablement vers un type de conduite détendu sur route ouverte, et nous force à trouver des circuits permanents pour profiter de sensations sportives sur des motos très différentes de la Bullet Classic… C’est pour cela que des motos comme la vieille Royal Enfield semblent avoir tout leur sens (sans sous-estimer la généreuse offre proposée par d’autres types de motos de moyenne cylindré), surtout pour les conducteurs chez qui l’esthétique occupe une place privilégiée dans leur échelle de valeurs.

Le design des années 50 fait partie du charme de cette Classic Bullet. Le réservoir bicolore avec protections en gomme, les garde-boues métalliques très enveloppants, la selle individuelle à ressorts et le moteur remarquable par la hauteur du cylindre et du système à injection électronique, forment un inévitable contraste générationnel.

Il y a des détails qui font toute la différence, comme la visière de l’énorme phare, qui comprend un tableau de bord simple (un voyant lumineux pour la réserve, un point mort, de grands clignotants) ou un échappement qui semble limiter un peu le rendement du monocylindre. Les deux coffres sur les côtés – accessibles avec la clé de contact- contiennent le filtre à air (à droite) et la boite de fusibles (à gauche). Dans cette dernière, on trouve un espace pour un cadenas. Le disque de frein est de 280 mm. Associé au tambour arrière que je recommande fortement d’utiliser, il fournit un freinage acceptable pour une moto qui produit moins de 30 CV de puissance et qui pèse 190 kg.

Avec une position de conduite confortable et la sensation étonnante d’être assis sur une selle individuelle à ressort, j’ai eu l’impression de voyager dans le temps. Néanmoins, cette version n’a pas conservé le changement à quatre vitesses à droite, où se trouve l’arrivée de l’injection actuelle. On a en effet réalisé un grand pas en avant en ajoutant un changement à cinq vitesses sur le côté gauche de la moto.

L’ancien moteur, nécessitant trois types d’huile et de filtres différents (changement, embrayage, moteur…) a laissé place à un monobloc unifié, au tact moins bourru qu’avant. Le répondant de la Bullet du 21ème siècle est brillant et les vibrations qui se font ressentir dans les pieds et les mains, surtout aux alentours de 100 km/h et plus, font partie de son caractère. Elle accélère énergiquement, et en cinquième elle produit un répondant acceptable à partir de 60 km/h plus ou moins…

Le tact du changement est bon, malgré le long parcours du levier, et il correspond au caractère détendu du moteur. La partie cycle invite davantage à rechercher des routes sinueuses plutôt qu’à parcourir de longues distances sur autoroutes. La fourche est excessivement molle, mais les amortisseurs arrière travaillent bien et la légèreté de l’ensemble en fait une moto qui offre un peu plus qu’une esthétique attractive.

Avec une consommation inférieure à 4 litres aux 100 km et un réservoir de 14 litres, la Bullet est un bon véhicule pour se déplacer quotidiennement en ville ou pour réaliser des excursions entre collègues au rythme de son moteur, tout en profitant du brillant de ses chromes.

La Bullet est donc une moto qui, tout en conservant le concept et le charme des années 50, a su avancer et faire évoluer ses performances et sa fiabilité pour devenir une moto alternative différente et authentique. Très authentique.